Aux vivants et aux morts

Novembre 2013. Vivre.

Depuis cette nuit du 13 novembre, je ne suis quasiment pas sortie de chez moi. Je pourrais me forcer, m’asseoir à la terrasse d’un café, faire acte de résistance, montrer que la peur ne me paralyse pas. Je ne pense pas être plus lâche qu’un autre, c’est juste que le cœur n’y est plus.

Le cœur n’y est plus. Il est resté quelque part, éparpillé entre les lignes d’un article sur le portrait d’une victime des attentats. Il s’est égaré sur la photo d’un visage, si jeune, qui ne sourira plus. Disséminé dans tous ces témoignages de parents, d’amis, d’époux, d’enfants qui ont perdu quelqu’un et qui devront vivre avec. Ou plutôt sans.

Je voulais moi aussi leur rendre hommage à ma façon. Aux vivants et aux morts, à tous ceux qui pleurent la disparition d’un être cher, à toutes les victimes du terrorisme à Paris, Beyrouth, Bamako et ailleurs, la douleur est partout la même. A nous tous réunis par le même espoir, puissions-nous trouver la paix.

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